Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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Avec la neige qui tombe en ce début d'automne, il est certain que les gardiens vont redescendre de leurs cabanes. Ils ont bien mérité un peu de repos, ils ont vécu une saison incroyable  grâce à une météo exceptionnelle et aussi grâce (osons le dire ...) au virus qui a  retenu les suisses chez eux et qui se sont emparés des Alpes ! Ce qui fait que les htes montagne vont retrouver le calme et je suis très heureux de boucler la saison avec une très jolie traversée du Weissmies avec la famille de Bruno, initiateur du projet. Son fils et sa belle fille dont ce sera le premier 4000 sont du voyage ainsi que Susanne. J'ai eu aussi le plaisir d'être secondé par Antoine, un aspirant guide fribourgeois qui arrive en fin de formation. Des conditions de rêve, une météo qui nous a souri juqu'au moment où nous sommes monté dans la voiture. Le bol quoi !!!

Normalement, c'est au Bishorn que nous aurions dû aller, mais Nadine à dû renoncer, et  Marie-Nöelle, deux fois sur le "4000 des Dames", rêvait du Barrhorn, 3610 m, la plus haute randonnée d'Europe sans glacier. Misson accomplie au départ de la Turtmanhütte. J'ai vu beaucoup de choses en montagne, ce millieu naturel qui évolue constamment, genre raquettistes sur les htes Routes aux côtés des skieurs de rando, des skieurs de pentes raides qui vous passent à côté dans le couloir dans lequel vous êtes pendu sur vos piolets, j'ai vu aussi des cordées mixtes sur l'arête du Pigne de La Lé et quand je dis mixte, il faut comprendre un alpiniste encordé à son chien ... Mais je n'avais encore jamais été doubé par des vétéistes dans l'exercice de ma profession ! Chapeau bas aux deux que nous avons croisé sur notre sommet !

Etape deux (sur les quatre prévues, année après année) le long du chemin de Stevenson à travers la Lozère, ce magnifique département, un des moins peuplé de France et un des plus sauvage ... Nous progressons sur ce que Teysson a décrit dans son livre comme les "chemins noirs", soit les régions abandonnées et laissées pour compte par les différents gouvernements. Concrètement, il n'y a plus de services publiques, plus de transports, plus d'épiceries, plus de curés, plus .... rien. Un vrai creuset pour les gilets jaunes, un peu comme les cités dans la périphérie des grandes villes. Mais pour les marcheurs que nous sommes, c'est une merveille de possibilités de randonnées, vraiment ! J'ai fait deux fois le trajet de Cheylard à Montvert avec deux groupes différents de personnes seniors qui n'ont pas eu peur du corona ! Toujours avec mon fidèle team, les chauffeurs Jacques et Pierrot à disposition de chacun des participant/es pour toute sorte de raisons. Pour ce qui est de la rando, nos groupes de 12 personnes au maximum sont toujours encadrés par deux professionnels et  c'est souvent Jean François qui m'accompagne. Tous amener à bon port, et tous heureux ! Et nous aussi ...

Je les ai connu il y a .... 20 ans ! Nous avions fait du ski de rando en Autriche. Je les retrouve, mariés, deux enfants et l'envie d'emmener leurs jeunes ados pour l'ascension d'un 4000 mètres. Nous portons notre dévolu sur le Weissmies. Pas facile en fin de saison : la pente est en glace pour une bonne partie et les séracs sonr là, bien menaçants à nous montrer que ... peut être ou peut être pas ... Bref il ne faut pas nous attarder. Mais la jolie famille s'est bien préparée, avec une nuit déjà passée à la cabane du Trient pour s'acclimater et essayer les crampons. C'est une belle réussite, et pour Matthieu et Bruni les parents, et pour Sophie (12 ans) et Anna sa soeur (16 ans). Je sais que ce ne sont que des jalons, de petites graines mais j'ai envie que ces ados se souviennent toute leur vie de leur premier 4000 !

Je le retrouve chaque année et cela fait trente ans que cela dure ! Et j'ai toujours une grande admiration pour Denis qui vient de Belgique. Si je le précise, c'est parce que ce n'est pas à Bruxelles qu'on se fait des globules pour s'entraîner à l'altitude ... Et Denis arrive toujours en forme et motivé. J'oublie de préciser qu'il n'a pas peur des kilomètres parce que faire un Piz Palü comme cette année, au fin fond des Grisons en un we, ce n'est pas banal ... Bref nous nous sommes à nouveau retrouvés pour le meilleur et pour le pire. Le pire, ça a été la météo : brouillard, neige durant toute l'ascension. Le meilleur, la joie d'arriver au sommet et cet immense sourire que je reçois comme un cadeau. Merci mon cher Denis !

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