Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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C'est à deux reprises que j'ai eu l'occasion cette mi-août d'emmener des petits groupes à la cabane du Mt Rose. Pas facile cette montée avec le Grenzgletscher qui diminue de plus en plus laissant derrière lui un chaos de blocs instables mélangés à la glace fondante.  Cette montée en cabane, célèbre pour sa conception et son architecture révolutionnaire est bien "vendue" par l'office du tourisme local, il n'empêche qu'elle demande de la prudence, et au minimum de savoir marcher avec des crampons. C'est toujours questionnant de voir le long du chemin au départ de Rotenboden le nombre de touristes naïfs, mal équipés allèchés par le panneau qui annonce 3h20 pour atteindre le fameux refuge. Heureusement, la plupart remontent sagement lorsqu'ils voient les premières crevasses ... Mes groupes ? De 10 ans à 73 ans ! D'abord une famille, Stéphanie, Sylvain et leurs enfants Yoann et Alena, ensuite quelques personnes connues en ski de rando comme Andrée, Jean Claude et Marie Noëlle avec deux cinquas super copains, Jacques et Jean Pierre. On a eu de la chance, parce que le must de cette montée c'est la vue extraordinaire sur les plus hauts sommets des Alpes suisses. Et on a bien été servis, un véritable feu d'artifices de 4000 mètres avec des ambiances et des lumières juste fantastiques.

 
 
 

Pour les collectionneurs de 4000 mètres, il est connu que le versant sud du Mont Rose est un must. En effet, à partir du refuge de Gnifetti ou celui de Citta di Mentova, tous deux situés vers 3600 mètres, les ascensions de la Pyramide Vincent, du Giordani, de Corno Nero du Ludwighöhe, du Parrotspitze, du Gnifetti et du Zumstein sont assez facilement accessibles. Mais gare à l'altitude ! Une nuit à la cabane Margherita à 4553 mètres est une expérience qui peut être très douloureuse sans une bonne acclimatation. Pas pour nous ! L'équipe composée de Josée, ChatB, Yvette, Susanne, Stéphane, Catherine et Pierre Alain a bien compris les enjeux et ont scrupuleusement suivi le pas du guide ... Parfait ! Personne de malade, tous ont attteint les sept sommets malgré quelques "légers" excès d'alcool bienvenus pour fêter, fait rarissime, l'anniversaire de deux personnes nées le même jour et la même année ... Ouah !

J'ai régulièrement mis à mon programme le Tour du Cervin ... L'Autre, c'est celui du Mont Rose et même si ce dernier est un peu moins technique que son grand frère, il reste passionnant. Les étapes sont sérieuses, et le parcours passe d'une vallée à un col, suivi généralement d'une bonne descente, suivie elle d'une bonne montée, suivie elle ... Entre chaque, 1500 m à 1700 m de dénivelé positif et ... négatif ! Donc des journées de 7 à 8 heures. Il y a la possibilité tout de même de tricher un peu puisqu'à part le parcours entre Macugnaga à Alagna, certaines parties pourraient être allègées  ici ou là par un téléphérique. La "variante guide" a consisté de St Jacques à rejoindre le refuge Guia de Ayas afin de terminer ce magnifique tour par l'ascension du Breithorn, deuxième sommets de 4000 m de la saison pour ChatB et Yvette ! Et d'autres vont suivre, je le sens ....

Je comprends mieux à présent l'amour que notre regretté Pascal Folly portait au massif des Pyrénées, c'est une région magnifique que je ne connaissais pas beaucoup : juste un stage de ski de rando dans la région du Vignemale, une semaine dans la région de l'Aneto et de ses 3404 m, deux semaines d'escalade entre Riglos et Montserrat, une traversée est-ouest le long du chemin de St Jacques et basta ! Le tour du Midi d'Osseau et les montagnes à gravir le long du parcours a été pout moi une découverte fulgurante. Paysages sauvages, chemins à peine marqués (souvent sentes ponctuées de cairns), refuges magnifiquement placés sur les bords des nombreux lacs, accueil magnifique, j'en rêve encore ... Bon, mille kilomètres nous en séparent et c'est probablement une des raisons pour lesquelles nous ne visitons guère ce massif, mais quand je pense aux milliers de kilomètres que je parcours 2 à 4 fois par année pour faire des treks ou des expés au Népal ou ailleurs, j'ai là un motif de questionnement sérieux ... A coup sûr, j'y retourne l'année prochaine, c'est certain !

 
 

Conditions de rêve, équipe de rêve, aspi de rêve, guide ... euh .... J'ai eu beaucoup de plaisir à revenir en montagne après 50 jours comme accompagnateur, plaisir de retrouver la neige et les cailloux, la corde et les crampons, la vie dans les refuges. Quatre personnes (Muriel, Agnès, Yvette et ChatB) pour le Tresenta, une  cinquième (Daniel) pour lequel l'ascension du Gd Paradis était une dette d'anniversaire et qui nous rejoint avec deux autres autonomes (Carin et Roland), le tout encadré par Jéjé, un aspi de rêve et mécole. Il y avait beaucoup de monde qui a rejoint le sud aux conditions orageuses moins difficiles que dans le nord des Alpes, mais l'ambiance était agréable. Je vous le répète, un monstre plaisir !

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