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Choisir une course à son niveau |
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En 1925, sous l'impulsion de Willo Welzembach, la première échelle de cotation des difficultés en alpinisme est apparue. Elle résume au moyen de lettres l'ensemble des caractéristiques et difficultés d'une ascension illustrée par ailleurs d'une description et de croquis et/ou de photos. Il revient à l'utilisateur d'évaluer la faisabilité de l'ascension en fonction de ces informations et des conditions du moment. L'utilisation de degrés intermédiaires, sous forme de signes + et – , permet d'affiner une utilisation rendue parfois délicate par la subjectivité de certains descriptifs.
F : facile : en rocher, passages de 2 ; en neige, course sur glacier sans passages au delà de 40°.
PD : peu difficile : en rocher, passages de 2 à 3 ; en neige et glace, pentes de neige assez longues, jusqu'à 45°
AD : assez difficile : en rocher, passages de 3 à 4 ; en neige et glace, couloir de neige raide jusqu'à 50°.
D : difficile : en rocher, passages de 4 à 5, éventuellement un pas de 6a ; en neige et glace, long couloir ou face de 55° à 60°.
TD : très difficile : en rocher, passages de 5 à 6a; en neige et glace, grande face glaciaire incluant des passages au delà de 60°.
ED : extrêmement difficile : en rocher, passages de 6a et plus ; en neige et glace, Itinéraire d'envergure incluant des longueurs très raides.
Dans les années quatre-vingt, cette échelle a vu l'apparition d'un degré supplémentaire : ABO, qui concerne un certain nombre d'itinéraires de haute difficulté, plutôt orientés vers l'escalade rocheuse.
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Interpréter la difficulté d'une course décrite sur un "topo" |
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L'échelle à double entrée
Une dizaine d'années plus tard, une échelle de cotation à double entrée, inspirée de ce qui se faisait outre Atlantique, s'est répandue progressivement en France pour toutes les courses de glace et de mixte. L'objectif était notamment de rendre l'évaluation des difficultés d'une course plus facile et de donner une juste place aux difficultés liées à l'envergure de l'ascension. Cette échelle évalue deux critères :
L'engagement, par la prise en compte de la complexité des situations à résoudre et de l'éloignement de toute assistance en cas de problème. Il est exprimé en chiffres romains.
La technique, un chiffre arabe indique la difficulté maximale obligatoire de l'itinéraire. Il fait état de l'inclinaison de la pente au passage le plus raide en neige et glace, assorti de lettres complémentaires : M pour mixte, X pour les risques d'effondrement et R pour la rareté éventuelle de la glace.
Les particularités, dans les voies plus techniques, des précisions indiquent le caractère de fragilité des structures de glace (X), de leur faible épaisseur (R) ou du caractère mixte (glace/rocher) de la progression (M).
I : Itinéraire court, peu éloigné, descente facile.
II : Itinéraire un peu plus long, descente moins aisée, peu de dangers objectifs. Davantage d'éloignement.
III : Itinéraire plus long, parfois éloigné, retraite possible mais délicate.
IV : Itinéraire d'ampleur demandant une bonne expérience. Approche longue et descente plus complexe. Retraite délicate.
V : Parcours long et engagé. Itinéraire complexe, longueurs difficiles et soutenues. Retraite aléatoire et descente difficile. Secours très délicat.
VI : Itinéraire d'envergure aux difficultés soutenues dans un lieu très écarté. Accès et retour longs et difficiles. Possibilité de secours très aléatoire ou impossible.
VII : haut niveau de complexité et engagement maximum, loin de toute possibilité d'assistance.
Degré 1 : parcours facile sur glace.
Degré 2 : une longueur à 60°, quelques petits murs plus raides, bonne glace et relais spacieux.
Degré 3 : pente à 70°, 80° sur bonne glace. Parties raides peu continues. Bonnes protections et relais confortables.
Degré 4 : passages à 75°, 80°, avec courtes sections verticales. Bons relais et protection aisée.
Degré 5 : une longueur raide et continue avec passages verticaux demandant une bonne aisance. Bonne glace.
Degré 6 : une longueur très soutenue avec relais suspendus et protections plus délicates. Maîtrise technique indispensable.
Degré 7 : grande longueur verticale sur glace délicate aux protections aléatoires ou impossibles. Concerne les experts uniquement.
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Une règle qui vaut de l'or : rentrer tôt ! |
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Votre course s'est bien passée, mais souvenez-vous qu'elle ne se termine que lorsque vous êtes de retour au refuge ou en plaine !
Une règle à se fixer est que, en été, vous devriez être de retour au refuge ou en plaine à midi ou deux heures.
Vous devez donc planifier votre course, le départ du refuge en fonction de ce paramètre.
Dès la mi-journée, la neige ramolli dangereusment, des pierres peuvent se détacher, les ponts de neige sur les crevasses se fragilisent, la fatigue se fait sentir, le retour devient dangereux.
N'oubliez pas qu'il est fréquent en été que l'isotherme du zéro degré avoisine les 5'000 mètres, et que même avec un bon rayonnement nocturne, la neige sera molle dès 10 heures à 4'000 mètres....
Belles courses à tous,
ed, juillet 2010
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