Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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L’équipe a bien tourné cet été pour se préparer : une bonne dizaine de journées, toujours en altitude, avec des bonnes bavantes au programme genre Blatten-Mönsch … Tous sont donc bien entraînés et prêts à traverser le Zanskar en franchissant la bonne dizaine de cols entre 4000 et 5000 mètres d’altitude qui nous attendent.

Dire que les ascensions du Weissmies et du Lagginhorn comme ultime préparation a été une formalité serait un peu exagéré, mais l’équipe a vraiment bien marché, la cohésion du groupe est parfaite et nous partons très réjouis à l’idée de réaliser notre voyage en Himalaya indien durant le mois de septembre.

Pour ne pas se faire prendre par le mauvais temps, il a fallut mettre le turbo le long de l’arête sud du Weissmies. Et que dire du vent !

Ils ont été courageux et motivés, les amis parisiens Florence et Jean Claude. Et c’est lorsque nous avons plié la corde, près de Hochsaas, que la menace s’est précisée et que l’orage a éclaté. En courant, c’est presque sec que nous avons pu rejoindre la station du télécabine et reprendre notre souffle en dégustant un rösti de derrière les fagots !

Le hasard a bien fait les choses, l’équipe réunie était merveilleuse !
La météo, un peu moins ... on a « pris » deux jours de méchant bouillon !
Mais quel plaisir de partager nos souffrances et nos émotions.


Cela a été une traversée d’une autre dimension, non pas celle de l’exploit de rallier Le Tour à Zermatt, mais celle de la lumière exceptionnelle, celle du contraste, celle du paysage bouleversant et celle de l’esthétique.
Celle de la méditation, mais aussi celle du rire et du partage.

Celle du bout de soi-même, celle de l’entraide, de la camaraderie.
Un voyage-découverte parce que certain(e)s n’avai(en)t jamais connu la haute montagne, jamais marcher avec des crampons, jamais été encordés, jamais traversé de glacier.
Découverte de la peur parfois, du doute. Mais aussi du bonheur d’atteindre le refuge rassurant, demain est un autre jour...
Le rêve est réalisé, d’autres sont à imaginer, la Haute Route n’est pas une fin en soi.

Deuxième semaine du mois d’août, il a neigé à 1800 mètres et les guides ont "traîné" très tard la nuit dans les pubs…
La neige fraîche aurait pu les décourager, mais c’est mal connaître Roland et son épouse Monique.

C’est aussi mal connaître le flaire légendaire de Roland qui planifie bien à l’avance ses courses de montagne et toujours par... beau temps !
"On a le c... dans le miel" aime-t-il à dire, et à nouveau cette année cela a été effectivement le cas.

Maintenant que leurs enfants sont grands, (ils en ont quatre), Monique s’y est mise et l’ascension de Castor et de Pollux ne sont, je l’espère, que le début d’une série de 4000 mètres entamée tardivement. Car le potentiel et la forme sont là. Et ma foi, Roland va devoir bien se tenir...

Haute Route ! Mythique, exigeante, belle.

De la solidarité et des efforts, il en a fallu pour traverser depuis Zermatt au Tour dans la vallée de Chamonix après presque 100 km de marche sur les glaciers valaisans et leurs moraines.
Parce que, d’abord, la route est longue et que même si nous avons bénéficié de la première semaine de beau temps de l’été, il a fallu se battre avec cette neige molle, tombée récemment, encore mal transformée et qu’un isotherme 0 degré autour de 4200 mètres ne durcissait évidemment pas.
Malgré nos départs qui avaient lieu aux aurores, pour des étapes qui on pu atteindre jusqu’à neuf heures d’effort par jour, nous avons beaucoup brassé.

Mais le courant entre les 12 participants et les 3 guides que nous étions a très vite passé et a fait de ce groupe de personnes rassemblées par hasard une bande d’amis, soudés pour le meilleur … et le futur !
Beaucoup de chance, beaucoup de bonheur, beaucoup de partage.
Une expérience inoubliable, pour chacun de nous, amateur ou guide.

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