Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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Le hasard a bien fait les choses, l’équipe réunie était merveilleuse !
La météo, un peu moins ... on a « pris » deux jours de méchant bouillon !
Mais quel plaisir de partager nos souffrances et nos émotions.


Cela a été une traversée d’une autre dimension, non pas celle de l’exploit de rallier Le Tour à Zermatt, mais celle de la lumière exceptionnelle, celle du contraste, celle du paysage bouleversant et celle de l’esthétique.
Celle de la méditation, mais aussi celle du rire et du partage.

Celle du bout de soi-même, celle de l’entraide, de la camaraderie.
Un voyage-découverte parce que certain(e)s n’avai(en)t jamais connu la haute montagne, jamais marcher avec des crampons, jamais été encordés, jamais traversé de glacier.
Découverte de la peur parfois, du doute. Mais aussi du bonheur d’atteindre le refuge rassurant, demain est un autre jour...
Le rêve est réalisé, d’autres sont à imaginer, la Haute Route n’est pas une fin en soi.

Deuxième semaine du mois d’août, il a neigé à 1800 mètres et les guides ont "traîné" très tard la nuit dans les pubs…
La neige fraîche aurait pu les décourager, mais c’est mal connaître Roland et son épouse Monique.

C’est aussi mal connaître le flaire légendaire de Roland qui planifie bien à l’avance ses courses de montagne et toujours par... beau temps !
"On a le c... dans le miel" aime-t-il à dire, et à nouveau cette année cela a été effectivement le cas.

Maintenant que leurs enfants sont grands, (ils en ont quatre), Monique s’y est mise et l’ascension de Castor et de Pollux ne sont, je l’espère, que le début d’une série de 4000 mètres entamée tardivement. Car le potentiel et la forme sont là. Et ma foi, Roland va devoir bien se tenir...

Haute Route ! Mythique, exigeante, belle.

De la solidarité et des efforts, il en a fallu pour traverser depuis Zermatt au Tour dans la vallée de Chamonix après presque 100 km de marche sur les glaciers valaisans et leurs moraines.
Parce que, d’abord, la route est longue et que même si nous avons bénéficié de la première semaine de beau temps de l’été, il a fallu se battre avec cette neige molle, tombée récemment, encore mal transformée et qu’un isotherme 0 degré autour de 4200 mètres ne durcissait évidemment pas.
Malgré nos départs qui avaient lieu aux aurores, pour des étapes qui on pu atteindre jusqu’à neuf heures d’effort par jour, nous avons beaucoup brassé.

Mais le courant entre les 12 participants et les 3 guides que nous étions a très vite passé et a fait de ce groupe de personnes rassemblées par hasard une bande d’amis, soudés pour le meilleur … et le futur !
Beaucoup de chance, beaucoup de bonheur, beaucoup de partage.
Une expérience inoubliable, pour chacun de nous, amateur ou guide.

.. un doublé donc pour chacun de nous ! Tous au Castor, et après notre nuit passée au refuge des guides de Ayas, à choix le matin, Pollux ou Breithorn en traversée.

La pluie ou la neige nous ont rejoint bien sûr, mais nous étions déjà tous planqués dans la benne du Klein Matterhorn, invention particulièrement appréciée ce 8 juillet, et qui nous ramenait tranquillement à Zermatt… !


Premier 4000 pour Carolina, découverte de ces montagnes par tous les amis de la région genevoise, Jean-Pierre, Laurent et Per ainsi que pour Paul, de Newport bien en forme avec ses 63 ans, qui s’était « échauffé » la semaine précédente le long de la hte route.

La lumière était belle au matin du deuxième jour, mais la menace que représentait le joli nuage lenticulaire présent dès 05h00 a été une belle leçon de météorologie.
A l’heure où les alpinistes ne prennent des décisions qu’en fonction de M ou Mme Soleil, animateur-trice de la TSR, TF1, 2 ou 3 et j’en passe, j’aime observer ces signes et j’aime lorsqu’ils confirment leurs promesses, belles ou mauvaises !

De la petite Aiguille Verte au Gd Paradis, de fenêtre météo en fenêtre météo, nous avions toutes les raisons de croire que nous pourrions atteindre l’objectif de 4810 mètres que nous nous étions fixé …

Hélas, il a fallu se rendre à l’évidence, les conditions imposées, neige à 1800 m, vent en rafales à 80 km/heure et j’en passe ont eu raison de notre détermination.
C’est au Brunegghorn dans le Turtmanntal en brassant 40 cm de neige fraîche et en louvoyant entre les plaques à vent que notre semaine s’est achevée.

Une bonne fondue fribourgeoise de consolation au final, mais l’objectif du Mt Blanc reste … à notre portée, nous en sommes tous convaincu.
L’année prochaine ?

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