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Les magnifiques paysages variés de la Turquie des montagne.
Quel beau voyage ! Après bien des tracasseries administratives afin d’obtenir le précieux permis d’ascension, après un joli trek d’acclimatation dans le massif du Kaskar et l’ascension du sommet du même nom de 3937 m, nous étions tous hyper motivés pour suivre les traces de Noé (alpiniste ou marin ??) à l’Ararat (attention, c’est le mont Agri Dagina pour nos amis turcs !)
En route pour le Kaskar, 3937 m

Je ne sais pas comment lui s’en est sorti avec sa « barque » et ses bestioles et à quel rythme il a navigué avant de se poser sur le sommet de 5165 mètres, mais pour le trio des familles Martinson-Rime-Rueger, on peut dire que nous sommes monté au rythme d’Allinghi, enfin à la vitesse de ses belles années … Les locaux ont été très impressionnés par le performance de notre groupe de 14 personnes disciplinées, mi ado, mi adulte, de 12 ans (c’est Kim !) au vieux briscard de 57 ans (c’est moi !).
Les moments précieux d'un trekking pas ordinaire

Cette aventure était un remake de ce que nous avions réalisé il y a 3 ans au Ladakh, mais cette fois le groupe était complet : 3 jours avant notre départ en Inde en 2007, le malheureux Yann avait été scotché par une péritonite en Suisse. Du coup, le voyage avait été annulé pour lui et Catherine, sa mère compatissante.

Tous on the top, 5165 m : Kim, Catherine, Flore, Yann, Tom, Billie, Nico, Fanny, Isabelle, Julien, Valentin, Alain et Baptiste.
C’est donc avec un immense plaisir que cette année j’ai accompagné les familles Rime et Martinson au complet, vite rejoint par les amis Rueger.
Tous alpinistes, tous expérimentés, tous sportifs, tous parfaitement bilingue (français et turc ….euh … après le voyage !), tous copains comme …, tous joyeux !
Belle découverte pour la plupart, de cet immense pays vingt fois plus grand que la Suisse, aux paysages si variés et aux habitants si accueillants.
Retour au camp de base et à ... Dogubeyazit

Même les soldats et les tanks en position à Dogubeyazit, ville incontournable dans le triangle Iran, Arménie, Turquie, n’ont pas entamé notre moral et notre enthousiasme.
Pour moi, un retour dans la région après … quarante ans !

Encore beaucoup de neige et une météo mitigée cette fin juin au Ladakh : il a fallu toute la détermination d’une équipe jeune (moyenne d’âge 38 ans) pour atteindre les 6121 m du Stock Kangry. Une couverture nuageuse quotidienne, parfois de la pluie, un jour de déluge et de brouillard, de la neige, on se serait cru en montagne !


Nous avons rencontré très peu de monde le long de notre parcours de 8 jours d’acclimatation, si ce n’est les quelques nomades qui passent l’été avec leurs troupeaux, mais aucun touriste ! Il faut dire que le trajet de … à … (chuttt ! c’est un secret) est peu connu…. les alpinistes et les trekkers, nous sommes tous pareils, nous voulons tout et pour nous seul !


Cette année, cela nous a réussit : au camp de base du Stok, 3 tentes.
Beaucoup de neige mal transformée, nous sommes donc parti très tôt le jour du sommet, 22h30, ceci pour nous garantir une descente dans une neige encore acceptable. Sommet atteint donc vers 06h30, retour au camp de base avec le tgv de 11h00, glissade extraordinaire sur près de 600 mètres sur des sacs poubelle !
Ce qui nous a bien réussit n’a pas vraiment marché pour un malheureux guide local qui nous a imité … avec les crampons aux pieds. Résultat : une fracture ouverte d’une de ses jambes, une nuit passée dehors seul à environ 6000 mètres, un sauvetage sur un brancard improvisé … et beaucoup de chance d’être pris en charge au camp de base par notre très professionnelle Stéphanie.






Une belle aventure de solidarité que l’on ne rencontre que dans les régions du monde où ce terme signifie encore quelque chose.
Avec ma double casquette d’expert en sport des aînés et d’accompagnateur, j’ai la possibilité d’organiser des randonnées avec des personnes plus âgées et c’est sur le chemin de St. Jacques que j’emmène de joyeuses équipes de 65 à 80 ans, du canton de Fribourg et du Valais !
Cette année, de Aubrac à Conques.
Magnifiques paysages, plus avenants que ceux des Alpes, et qui laissent du temps pour penser.


Même si cette activité de niche est assez éloignée de mon travail habituel de guide de montagne, je me dois de réfléchir, l’âge se profilant, un peu à l’avenir …
Ici, pas de danger d’avalanche, pas de séracs ou de chutes de pierres menaçants !
Et une chouette équipe pour m’aider : Edouard le chauffeur, DD le grand spécialiste de toutes les énergies invisibles et pour la première fois cette année, Jean François un accompagnateur en moyenne montagne excellent et très compétent, grand connaisseur de la flore à humer et à manger !


© 2006-2010 Edgard Oberson, guide de montagne - Tous droits réservés |
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