Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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Une jolie idée d’Yvonne de proposer à son Marc de mari une visite des différentes « Lücke » des Alpes bernoises ... et d'inviter Susanne ma gazelle à participer à la fête !
En professionnelle, elle y a mis la forme avec la réservation d’un bon hôtel à Grindelwald, une bonne table, un bon Barolo …
Tout ça quatre heures après le retour de Marc en affaire à Londres …

La suite le lendemain ? Deux heures de train dont une heure passée dans un tunnel (ça vous dit quelque chose ?), arrivée à 3464 mètres en plein soleil.
Premier jour :
Hors d’oeuvre : se laisser glisser tranquillement, tout en admirant le paysage à couper le souffle, le long du Jungfraufirn jusqu’à Koncordiaplatz,
Entrée : remettre les peaux et remonter tranquillement les 500 mètres jusqu’à la première « Lücke », la Grünhorn.
Plat : Laisser glisser (magnifiques conditions de neige juste revenue) jusqu’au pied des échelles de la cabane Koncordia.
Dessert : remonter les fameuses échelles, boire, manger et …. essayer de dormir !


Deuxième jour, le lendemain :
Frühstück à l’aube avant de descendre les échelles, remettre les peaux, remonter le Grosser Aletschfirn pour atteindre la deuxième « Lücke », la Lötschen.
Descendre sur de la neige béton et dans des fausses traces sans perdre son dentier, ceci jusqu’à Blatten, 1700 mètres plus bas.

C’est long, ça fait mal aux pieds, enfin à ceux de Marc, mais qui très vite ne se souviendra que des somptueux paysages traversés, de ces montagnes que même Dali n’a pas su imaginer.

Il a rien fait depuis le retour de l’Ama Dablan en octobre dernier, rien si ce n’est deux petites randos de même pas mille mètres.
Retour aux affaires pour ce grand motivé, deux jours à voler dans un emploi du temps surchargé, ce ne sera pas du côté italien du Mt Rose, refuges fermés. Ce ne sera pas du côté de Chamonix, peu de glace et 40 de fraîche.

Le compromis trouvé a été les Alpes bernoises du côté de Schwachenbach, 30 cm de fraîche, mais pas mal purgés en ce premier jour de printemps.
C’est un peu tard 08h30 pour la première benne à Kandersteg avec l’idée de grimper sur le Rienderhorn, mais ça a passé, arrivée à 14h30 au sommet après 1750 mètres de dénivellé. Un peu « streng » comme reprise, un peu lourd la descente ….
Une bonne nuit pour se remettre et rebelotte le lendemain à l’Altels, même genre de calibre que la veille, avec 200 mètres à pied pour atteindre le sommet juste recouvert de neige, condition garantie de fracasser ses skis en cas d’obstination…

Que dire de la descente ? Du délire ! 1600 mètres de poudre, 200 mètres de revenu !
Ben ça alors, pour une reprise, c’était une … surprise !

Peut-on parler d’une semaine de rêve ? OUI ! Sans discussion. De celles qui vont rester dans les mémoires.
Les ingrédients nécessaires sont les suivants, ils sont indispensables mais rarement réunis :

1) Une bonne équipe, si possible homogène (mais pas indispensable).
2) Un beau massif de montagnes avec un bon potentiel de courses variées.
3) Un lieu d’hébergement … hors du commun, où on dort bien, on mange bien, avec une bonne carte de vins.
4) De bonnes conditions de neige et une bonne météo.
5) Des anniversaires, des cakes, des bricelets, du champagne et j’en passe.

L’équipe ? Il s’agit de la crème de la Dôle (je parle de la section du CAS et non pas d’une amicale d’amateurs de cet assemblage pinot-gamay valaisan bien connu).
Une équipe que je retrouve au fil des ans, qui malgré des semaines qui ont eu été exécrables du point de vue météo a persisté. Cette année 2012 ils ont bien fait :
D’abord notre semaine a eu lieu dans le mythique Val Maira qui offre un potentiel de courses illimité de tous niveaux, ensuite en logeant dans une minuscule Locanda du village aussi minuscule de Chialvetta, par une période sans nuage avec une température de rêve qui a permis du ski de délire dans de la poudreuse et du ski exceptionnel sur du « juste revenu »

Deux anniversaires à fêter, des cakes, des bricelets (Nora, Sylvette et Marianne), des saucissons (les mecs) … à profusion pour le moment sacré de l’apéritif
Et tous les jours un sommet, tous les jours une descente de rêve, tous les jours un autre grand crû …. Arrêtez, avec vos promesses je vous en prie, le paradis existe …. sur Terre !
Au moment du debriefing, Androche a résumé la semaine : « on a bien joui ! »

De quoi inspirer à Dutronc une nouvelle chanson, notre équipe du jour et de la semaine présentait un bon échantillon de ce que l’espèce humaine a de beau sur cette planète terre : des ex pros du ski de compétition aux ancien(ne)s patrouilleurs des glaciers ultimes en passant par la case amatrices bien motivées, nous avions de quoi échanger et partager.

Sept personnes dont quatre que je ne connaissais pas, un risque qu’un guide envisage avec prudence : le 3x3 de la fameuse planification des courses ne sert pas à grand chose dans ce cas, il faut que les personnes s’entendent et acceptent leurs différences.
Vous le croirez ou pas, ça s’est super bien passé, nous avons vécu une semaine magnifique !
Toujours au fin fond de la Suisse, là où je me sens si bien, là où si on ne parle pas allemand, c’est qu’on parle italien ou éventuellement romanche.

Mise en bouche le dimanche pour faire connaissance le long de l’Ofenpass, une bonne dépression d’un jour pour amener le lundi les 30 cm de neige qui commençaient à manquer et le reste de la semaine dans des conditions délirantes.
Ce qu’on appelle du beau ski !

Une semaine d’enfer dans le triangle des Bermudes de la Suisse orientale, entre Italie, Autriche et Grisons avec quatre gazelles ma foi bien rigolotes !

Des sommets atteints sous toutes leurs formes, altitude, qualité de neige, gentillesse et rigolade.
Des premières pour certaines, des retours pour d’autres et du soleil pour toutes.
Des moments forts et de beaux virages dans la poudreuse qui laissent bien sûr des traces dans la neige mais aussi dans la tête.

Un lieu d’hébergement mythique pour couronner le tout, des repas somptueux et du rouge et du blanc, et le coude et le bec, alouette …

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