Edgard Oberson, guide de montagne Parcours Arles Liens Contact
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... comme disent parfois les Vaudois pour dire on est droit, tout est en ordre ! Du moins ma mère dit ça parfois ... A notre retour du Mönsch avec Michel gravi par des conditions exceptionnelles, on aurait pu dire la même chose. C'était vraiment super. Pas une seule trace de glace, ni au passage du nez, ni sur l'arête sommitale, un vrai plaisir. Moins de chance par contre le lendemain pour la Jungfrau, la pluie (annoncée) a rendu la neige effroyablement molle et l'enfoncement le matin à 4h00 était, sur les traces, de presque 30 cm. Tout pourri ... Alors sagement, comme mes autres collègues, nous avons repris le train. Tout n'est pas "de Berne" tous les jours ....

 
 
 

Il en a ch .... l'ami Lolo après (entre autre !) sa cheville explosée à la vallée blanche l'hiver dernier et il commençait à piaffer d'impatience au pied des montagnes ! Comme idée de retour, je lui ai proposé de monter aux Diablerets par Pierredar et le glacier de Prapio, de quoi tester une cheville neuve sur des pentes à 40 degrés maxi, mais surtout avec un  dénivellé costaud depuis le village des Diablerets 2000 mètres plus bas. Jolie journée qui a répondu à toutes les attentes, revoilà l'ami sur orbite pour un futur alpestre plein de promesses !

 
 
 

C'est une très belle traversée réalisée avec Carine que cet itinéraire parcourant d'abord le Fletschhorn et ses 3985 m puis le Lagginhorn par son arête nord avec ses 4010 m.  Avec des conditions remarquables pour ne pas dire exceptionnelles, notre ascension a répondu à toutes nos attentes. Il faut dire que l'essai entrepris l'année dernière avait été un fiasco mémorable, au matin du jour J à 04h00, il y avait 10 cm de neige fraîche devant la cabane du Weissmies !  Il fallait juste attendre le bon moment et ... une bonne année comme 2016 ! Notre course a donc commencé par  l'ascension intéressante du Fletschhorn  qui au final longe une arête très esthétique surplombant  l'impressionante face nord. Ensuite, au départ du Fletschjochs qu'on rejoint 300 m plus bas, par l'escalade en rocher délicat de l'arête nord du Lagginhorn pour aboutir à la croix sommitale. De là, en deux bonnes heures on retrouve le plancher des vaches en redescendant l'arête ouest de  la voie normale qui, actuellement, est absolument sèche. Décidément ce milésime 2016 est exceptionnel !

 
 
 

Elle est allée l'automne dernier au pied du Weissmies avec une amie et Tango (le chien !), un peu en-dessous de Hohsaas et elle s'est dite : " je veux y monter ". Cette année elle s'est entraînée et en cette mi-août Maria a vraiment une forme d'enfer ! C'est en traversée qu'elle a décidé de faire "son" sommet et ça tombait bien, j'adore cette course ! On est monté par un temps mitigé au très sympathique  refuge d'Almagellerhütte en un temps canon, et la course elle-même s'est déroulée très joliment, sans aucun accroc, ni à la montée, ni à la descente, une ascension très fluide. Un beau rêve qui s'est achevé sur une terrasse à Saas Grund à l'heure où les gens prennent normalement le petit déjeuner, je vous laisse imaginer l'horaire ! Ah oui vous ne le saviez pas ? Cette traversée du Weissmies est aussi l'ascension de son premier 4000. Viva Maria !

 
 
 

C'est avec Rolf que j'entame cette période de fin d'été où je "place" les courses privées, entendre par-là les courses où je ne prends qu'une seule personne à ma corde. Cela permet de pousser un peu la performance ou en tout cas d'être complétement à l'écoute et les besoins du compagnon de cordée. Dans cette veine-là, Rolf s'est personnellement engagé bien plus qu'il ne le supposait et s'est complètement dépassé, lui qui est plutôt skieur ou modeste alpiniste de trek glacière genre tour du Cervin. Ainsi avec la traversée qui relie Turtmanhütte à Tracuit par la via ferrata de l'Adlerflüe et le Turtmangletscher, on a atteint le maximum technique à envisager ! Le franchissement d'une crevasse dont le pont de neige avait cédé  qui nous a obligé à franchir un mur en piolet traction  pour se rétablir sur la lèvre supérieur restera encore longtemps dans nos mémoires ... Le Bishorn quant à lui est devenu une formalité d'à peine 5 heures aller-retour, mais ce bel horaire se paiera cash pour la redescente sur  Zinal, là les genoux ont dit STOP !!

 
 

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